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Coefficient de Difficulté |
Altimétrie = Profil
On le sait très
bien. Si on veut donner une valeur
objective à l’effort qu’on doit effectuer pour escalader un col, ça nous
devient presque impossible: Qu’est ce que c’est de plus dur, un mur continu
de 1 km au 10% ou une montée de 5 kms au 5% de pente moyenne?
Comme vous
voyez c’est très difficile de venir à un accord entre toutes les réponses
possibles. Il n’y a qu’à observer la diversité énorme de coefficients que
les auteurs d’altigraphies nous présentent. Pour quelques uns d’entre eux
ce sera le Mortirolo italien le plus dur, tandis que pour d’autres l’Angliru
espagnol est encore plus exigeant. Il y en aura quelqu’un qui nous dira que
l’ascension a Sierra Nevada, à Grenade, est la plus dure de toutes ce qui est
dû à la longueur de plus de 40 kms de la route au Pic Veleta.
En ayant exposé
la difficulté qu’on trouve à chercher un accord général, nous allons
essayer d’expliquer la façon d’obtenir notre coefficient si ça peut vous
servir dans vos calculs personnels.
Nous avons mis
plus de 7 années à parcourir toutes sortes de routes de montagne dans notre
Pays Vasque, mais aussi dans un grand nombre de régions de l’Espagne et de la
France voisine. Et, de même, nous avons consulté
avec tous nos compagnons de route pour connaître leur avis sur le
coefficient plus digne de confiance.
Finalement on
devrait choisir entre les deux données les plus importantes: la longueur totale
ou la pente moyenne de toute l’ascension. Il y
a des auteurs qui attribuent une plus grande valeur a la première de ces
deux caractéristiques, d’autres considèrent plus importante la deuxième.
Notre système
d’élaboration du coefficient fait attention aux deux données mais, à notre
avis, la dureté d’un col est due plus à la pente moyenne de tous les kilomètres
qu’à la distance totale parcourue. De toute façon pour obtenir le
coefficient de difficulté on a mesuré les deux éléments en attribuant un peu
plus d’importance au pourcentage de chaque kilomètre.
Si vous
observez la table ci-jointe vous verrez qu’à partir du 5% la progression
augmente de plus en plus et cela se rend plus visible quand on arrive à
pourcentages supérieurs. Et ça peut s’expliquer: tous nos amis nous ont fait
noter comment pour eux c’est plus
difficile de monter deux kilomètres au 15% que vingt au 7%, surtout quand on
n’a pas la condition physique nécessaire.
Nous
appliquons, donc, le coefficient qui correspond à chaque kilomètre d’ascension,
et la somme totale nous donnerait le coefficient de toute la montée. Alors,
nous prenons en considération la difficulté de chaque kilomètre mais, aussi,
la distance totale.
Vous avez pu
constater comment on a attribué une valeur de coefficient 1 à une pente
de 0%: cela est dû à, qu’à notre avis, l’effort qu’on doit effectuer ne
s’arrête pas entièrement : vous n’avez qu’à vous souvenir de tous ces
moments que vous avez sûrement expérimenté d’être presque morts, épuisés
sur le vélo et que vous ne voyez pas la fin de votre route, plate mais éternelle.
Nos relevés
sont emportés avec un altimètre Cateye CC-AT100 et un clinomètre (pour
mesurer les pentes) Sky Mounti pour un 27% au maximum.
Vous avez ci-jointes
deux tables : l’une pour vous montrer les coefficients des nos ascensions
mises en comparaison avec celles d’un auteur très connu en Espagne, Mr. Ruiz,
Mario, et l’autre avec nos chiffres de calcul, si cela peut vous être d’utilité.
TABLE

TABLE
COMPARATIVE
| Notre Coefficient | Coefficient de Mario Ruiz | Col |
|
507 |
558 | La Gamonal (l'Angliru) |
| 496 | 479 | Sierra Nevada (Veleta) |
| 486 | 423 | Galibier + Télégraphe |
| 486 | 482 | Mortirolo |
| 444 | 411 | Stelvio |
| 443 | 449 | De l'Agnello |
| 406 | 379 | Mont Ventoux |
| 405 | 385 | Tre Cime di Lavaredo |
| 390 | 363 | Larrau |
| 380 | 349 | Morredero |
| 350 | 318 | La Madeleine |
| 312 | 292 | Tourmalet (este) |
| 296 | 271 | Alpe d'Huez |
| 292 | 270 | Lagos de Covadonga |
| 282 | 298 | Turó de l'Home |
| 280 | 243 | Izoard |
| 280 | 274 | Envalira |
| 278 | 255 | Galibier |
| 275 | 270 | El Redondal |
| 268 | 252 | Col d'Aubisque |
| 245 | 232 | Lunada |
| 230 | 225 | Pajares |
| 219 | 204 | La Sía |
| 212 | 195 | Portalet |
| 211 | 194 | Cruz de la Demanda |
| 210 | 203 | Col de la Marie-Blanque |
| 200 | 156 | Xorret del Catí |
| 199 | 191 | El Escudo |
| 180 | 182 | Cerler |
| 174 | 179 | La Bonaigua |
| 170 | 168 | Serranillos (sur) |
| 160 | 165 | Arcalis |
| 160 | 142 | Navacerrada |
| 159 | 149 | Urkiola |
| 147 | 140 | Orduña |
| 134 | 147 | La Herrera |
| 125 | 114 | Morcuera |
| 125 | 145 | Abantos |
| 114 | 105 | Arrate (Usartza) |
| 81 | 76 | Naranco |
Et maintenant à ce qui vraiment nous intéresse à tous : les cols de montagne, pour pouvoir éprouver la qualité de nos indications. En France vous savez bien que le troisième plateau nous devient tout à fait indispensable pour arriver au but de nous tous : CITIUS, ALTIUS, FORTIUS.